Ubud, un de nos coups de cœur Balinais nous a touchés grâce à ses magnifiques rizières parfois bien cachées, sa paisibilité et l’harmonie qui semble régner dans cette région où tout semble parfaitement à sa place.

Ubud

Après avoir tenté le Sud Balinais avec Kuta, Seminyak et Jimbaran et en être ressortis légèrement dégoûtés, c’est à Ubud que nous avons planté racines deux fois de suite tant l’endroit nous avait séduits.

culture confiture

Le nom de cette ville située au centre de Bali vient de l’indonésien ubad qui signifie médecine : Ubud a longtemps été un territoire de plantes médicinales, en plus d’être la capitale culturelle de Bali (haut lieu de la peinture, musique, danse et scultpure).

Ubud a aussi la particularité d’abriter la Monkey Forest, réserve naturelle sacrée où vivent en liberté plus de 600 singes, les macaques crabiers. On y trouve aussi le temple de Dalem Agung Padantegal (on ne vous en voudra pas si vous ne retenez pas le nom).

Ubud Ubud

Pour simplifier, Ubud, on y va pour sa nature (forêts tropicales, rivières et rizières), sa fraîcheur, et pour y découvrir l’essence de la culture balinaise.

Les merveilleuses rizières (ou sawah)

En plus des rizières de Jatiluwih, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, on y trouve celles de Tegallalang, magnifiques rizières en terrasses qui offrent une perspective assez impressionnante (comme un amphithéâtre).

Gros spots touristiques bien sûr, nous avons préféré les observer de loin et nous concentrer plutôt sur la découverte de rizières cachées, plus intéressantes selon nous.

Et je peux vous assurer que nous n’avons pas été déçus !

Ubud

Ubud

Au détour d’une grande balade d’une journée à scooter dans les environs, nous sommes tombés sur les plus belles rizières que nous n’ayons jamais vues.
Totalement cachées, puisqu’il fallait d’abord avancer sur une longue bande de béton au dessus d’un ruisseau qui débouchait ensuite sur des rizières à perte de vue, toutes plus belles les unes que les autres, où circulait un ruisseau dans lequel nous avons croisé des locaux qui se lavaient en riant ou lessivaient leur linge.
Ces rizières n’en finissaient plus, des hectares et des hectares de verdure luxuriante, de cocotiers, des petites cascades, des gens qui travaillaient la tête en bas, des petites cabanes abritant des mini-temples…

Un régal !

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Nous y sommes restés des heures à serpenter sur les minuscules chemins boueux qui permettent de traverser les étages sans écraser les plans de riz, les tongs à la main, les pieds cracra, parfois devant sauter dans l’eau pour avancer.

Comme on est sympas comme tout, voici la localisation de cette petite immense pépite verte, située selon Maps.Me dans le village de Selat :

-8.503851 115.21697

Ubud

Pour aller plus loin en ce qui concerne la culture des rizières, ses particularités étonnantes et le système hydraulique impressionnant, je vous invite à lire cet article.

Pour voir notre vidéo en 360° dans ces fameuses rizières, cliquez ici.

Ubud

La Monkey Forest

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Pour la petite histoire, la Monkey Forest est une zone protégée basée sur le concept de Tri Hita Karana, une philosophie importante dans l’Hindouisme qui signifie en gros « trois manières d’accéder au bien-être spirituel et physique » : « Tri », pour trois, « Hita », pour bonheur et « Karana », pour la manière ou le but.

La mission de cette doctrine est de permettre aux hommes de maintenir l’harmonie dans leur vie en respectant trois choses : les autres humains, l’environnement (au sens large) et les Dieux.
Cela s’exprime généralement de cette manière :
– Harmonie avec les autres humains : le village
– Harmonie avec l’environnement : les rizières
– Harmonie avec les Dieux : le temple

Ainsi, la Monkey Forest n’est pas simplement une attraction touristique, mais aussi et surtout un espace préservé pour la recherches et la conservation de la flore balinaise et des animaux qui y vivent (notamment les singes, donc).

On peut assister à diverses cérémonies dans le temple de la Monkey Forest, où les animaux et les plantes sont au cœur de la cérémonie hindouiste (les cérémonies de Tumpek Kandang et de Tumpek Uduh).

Si vous souhaitez faire la Monkey Forest (et nous vous le conseillons vivement), il y a des règles de base à respecter par rapport aux singes :
– ne pas porter ses lunettes, caméra, bouteille d’eau sur soi, mais rangées dans un sac (et encore, certains singes s’amusent à ouvrir les sacs).
– ne pas les titiller, les provoquer, les agresser, mais ça reste pour moi de l’ordre d’une totale évidence.
– ne pas les nourrir avec des trucs pas proposés sur place, tout simplement parce que non, un singe ne mange pas de Toblerone ni de biscuits au chocolat. Je dirai même, sans vouloir faire la réac, de ne carrément pas les nourrir du tout : ils sont censés se débrouiller tout seul, sinon cela perturbe l’écosystème et les rend dépendants de l’homme.

Ubud

Honnêtement, avant d’aller à Ubud je n’avais aucune envie de visiter cet endroit, tout simplement parce que j’imaginais ça comme un attrape touriste type Zoo, et d’autre part parce que les singes c’est pas vraiment mon truc et ils me font globalement flipper.

Lorsque nous sommes arrivés à Ubud en taxi, nous sommes passés devant la Monkey Forest, et il y avait plein de petits singes assis sur les barrières ou carrément de l’autre côté, et qui semblaient plutôt pacifistes et rigolos.
Au fond, on apercevait de cette forêt qu’une immense jungle de lianes et de grands arbres, donnant un côté profondément mystérieux à l’endroit. Et attisant bien évidemment ma curiosité.

Au final je me suis laissée tenter.

Et je n’ai absolument pas regretté. J’ai même carrément été enchantée de cette visite : le lieu est magique et mystique, on se sent comme Indiana Jones au milieu de ses pierres englouties dans les racines, de ces temples cachés, des singes que l’on croise galopant au dessus de nos têtes dans les arbres…
C’est une atmosphère très apaisante, et je ne me suis jamais sentie menacée par les singes qui finalement restaient loin de moi (forcément, j’avais pas de bouffe sur moi. Pas folle la guêpe).

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Le village traditionnel de Panglipuran

C’est au détour de blogs que nous avons eu vent du village traditionnel de Panglipuran, au nord de Bangli, où l’on peut retrouver des maisons à l’architecture ancienne conservée.

Rénové en 1927, ce village est un Bali d’il y a trente ans, dans la façon de vivre des habitants et dans la construction du village : une rue principale, généralement piétonne, au bout de laquelle il y a le temple du village (13e siècle pour le temple de Panglipuran). De chaque côté de la rue des murets et un petit jardinet recouverts de fleurs de toutes les couleurs et d’arbustes et derrière ceux-ci des maisons aux toits de bambous.

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À Panglipuran on trouve quelques spécialités locales :
– Le Cem-Cem, une boisson verte utilisée comme laxatif par les Balinais.
– Les Klepon, une pâtisserie faite avec du riz gluant, de la patate douce violette, ou, dans notre cas, des feuilles vertes de pandanus. À l’intérieur, un morceau de sucre de palme que l’on glisse avant de faire cuire et qui se retrouve à l’état liquide dans le bonbon.

UbudLes Klepon. Astuce : enfournez-le en entier, sinon ça dégouline de partout…

Nous avons pu visiter une maison traditionnelle chez une petite dame qui nous a fait faire un bref tour de son espace de vie, avec la cuisine, la petite basse-cour avec quelques cochons et des poules, le temple dans un coin et les deux petits enfants jouant sur une balançoire improvisée.
Elle a même voulu affubler Arnaud et Steven de la coiffe traditionnelle balinaise, celle que l’on voit portée quotidiennement par les hommes hindouistes.

Plutôt élégant, non ?

Ubud

 

L’entrée du village coûte 30 000 roupies(soit un peu moins de 2 €)
La géolocalisation de Panglipuran (parce que c’est pas facile à trouver) : -8.422386 115.35974
Tips : si vous pouvez prendre un guide, faites-le, c’est encore mieux 🙂

Ubud

 

Que faire à Ubud à part ça ?

Voir des spectacles de danses traditionnelles

Comme je vous l’expliquais plus haut, Ubud est la capitale culturelle de Bali. À ce titre, tous les soirs à 19h30 sont proposés des spectacles de danse traditionnelle balinaise.
Prix : 75 000 Roupies par personne.

☻ Se balader dans les villages aux alentours

Quand on se perd un peu, au hasard, au rythme de notre deux-roues, on peut facilement tomber comme raconté plus haut sur de magnifiques rizières perdues. Ou sur de très jolies cascades, comme celles-ci :

Ubud

☻ Prendre un cours de cuisine balinaise

À plusieurs endroits tu pourras faire une « cooking class » (généralement assez chère par contre – autour de 20 € par personne) et ainsi réaliser des plats traditionnels balinais, que tu dégusteras bien évidemment ensuite !

☻ Flâner dans le centre-ville et faire du lèche-vitrine

Les boutiques du centre-ville d’Ubud sont vraiment très jolies, et font très « qualitatives ». Cela n’a rien à voir avec les marchés cheep qu’on peut voir dans le Sud, où ils vendent tous les mêmes tee-shirt et casquettes de contrefaçon.
Ici tu trouveras des magasins avec des marques bien à eux, de jolis bijoux ou des galeries d’art.

☻ La plus belle piscine du monde

Classée dans le top mondial des plus belles piscines, celle de l’hôtel de luxe Hanging Gardens est absolument époustouflante.
Par contre, pour y accéder il te faudra en payer le prix : 200 000 Roupies par personne pour avoir le droit de barboter dans ce cadre exceptionnel.

Comme je n’ai pas eu la chance de voir ça, je l’ai mis sur ma liste d’hôtels pour ma future Honey Moon (on peut toujours s’autoriser à rêver, non ?).

UbudPhoto : deversoria.com

 

Où dormir à Ubud ?

Ubud grouille d’hôtels et de resort de toutes les gammes de prix, vous n’aurez pas de mal à trouver votre bonheur.

Pour notre part, nous avons dormi dans un sublime cottage traditionnel déniché sur Airbnb. Situé en dehors de la ville, et donc plus au calme, au milieu des rizières, cette villa tout en bois possède deux chambres avec moustiquaires, un salon-cuisine et une salle de bain avec douche et baignoire. Un jardin entourant la maison avec plein de fleurs comme cerise (au marasquin) sur le gâteau (à la noix de coco).

UbudCette photo ne lui rend absolument pas hommage.

Le propriétaire qui habite juste à côté est très sympa, et nous avait rempli la maison de fleurs de frangipaniers. Nous l’avons même appelé à la rescousse un soir pour nous apporter un tire-bouchon, nos amis nous ayant ramenés deux bouteilles de vin blanc (et du foie gras) qu’il ne fallait pas laisser s’échauder vous pensez bien.

Vous trouverez le lien de cet adorable cottage ici (environ 30 € la nuit, pour 4 personnes).

Nous avons aussi logé la deuxième fois au Dudek Homestay (17€ avec le petit déj’) et nous avons été ravis de l’endroit.
La chambre était climatisée, propre avec un grand lit et une salle de bain avec eau chaude. Les petits dej étaient accompagnés d’une assiette de fruits, et il y a une petite cuisine où l’on peut se faire à manger soi-même.
L’eau est gratuite, il y a une bonbonne pour remplir nos bouteilles.

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Où manger à Ubud ?

Comme les logements, Ubud ne manque ni de restos, ni de petits cafés sympas. Voici une mini sélection de ceux que nous avons testés et approuvés :

Si vous êtes en manque de vin blanc sec (comme nous. Souvent.), allez goûter le vin blanc maison (et local !) du restaurant Tropical View Cafe (pas loin de la Monkey Forest).
Le vin s’appelle Aga White et c’est de loin le meilleur vin blanc que nous ayons bu à l’étranger depuis notre départ (ce n’est pas bien compliqué, vous me direz, vu les piquettes qu’on nous a servies bien des fois dans les bars…).

En plus de ça, ce resto offre une vue magnifique, juste sur les rizières, avec le coucher de soleil.
En ce qui concerne la nourriture, c’était un peu cher pour nous, alors nous n’avons testé que les garlic bread et les onion rigs pour accompagner notre bouteille (mais c’était bon).

Si vous rêvez de fromage, de baguettes ou de pâtisseries, rendez-vous au Daily Baguette en centre-ville (coordonnées : -8.505903 115.26002) : du chèvre frais, du comté, même un rayon traiteur avec du taboulet et des trucs comme ça. Côté pâtisseries, des cheesecakes, éclairs et toutes sortes de mousses. Et puis des baguettes, plutôt bonnes quand on sait la difficulté à faire du pain en Asie avec l’humidité.

Si vous avez des envies de carrot cake extra bons et d’un petit resto cosy avec des bons plats pas chers, faites une halte au Dapur Bunda (). Ils proposent en plus des cooking class.

Et pour terminer :

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One Comment

  1. Merci pour cet article

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