Extrait du carnet de voyage – Manille

Après 20 heures de vol, 4 plateaux repas insipides et 25° plus tard, nous y sommes : l’aéroport de Manille.

 Dimanche 1er mars

Mille ans plus tard, on a récupéré nos sacs et on n’est pas trop crevés malgré tout.
On chope un taxi « jaune » et nous lui donns l’adresse du « Pensione » où l’on doit loger pour la nuit, avant de repartir le lendemain pour Palawan.
Première surprise en arrivant : ici, pas de ceinture ! C’est freestyle. La circulation est complètement random, pas vraiment de voies définies; de feux, de priorités… En fait, plus ta voiture est grosse plus tu passes devant tout le monde et plus tu fais ta loi sur le bitume.
Le taxidriver nous fait la causette et nous parle de notre président Hollande qui s’est rendu à Manille quelques jours avant.
Ici, c’est l’effervescence. Du monde partout, qui marche et déambulent n’importe où et n’importe comment. Ça pue la pollution, les déchets, la bouffe qui grille sur le bas côté des routes.
Des vélos, des jeepnays, des taxis (que dis-je, un miiiiiilliard de taxis), des scooters, des enfants assis par terre sur les trottoirs ou au milieu de nous ; tout ce beau monde se partage la route de façon anarchique.
C’est fascinant, vu de la vitre de notre taxi.

vendeurs de rue - Manille

Scène de rue - Manille

Manille

Le Malate Pensione où nous dormons est très sympa. Simple, bon marché et dans un quartier animé. Nous déposons nos affaires et nous décidons d’aller nous balader un peu sur le front de mer (qui pue).
Vers 18h, on se pose dans un bar repéré quelques heures avant au détour d’une rue, et qui semble de l’extérieur complètement WTF.
On s’installe au comptoir du bar et on commande 2 bières locales en pression, la « San Miguel » (qui deviendra nos breuvage quotidien pendant tout le séjour). Ça tombe bien, c’est l’Happy Hour !

San Miguel & numéros de loterie
Puis une petite pancarte attire notre attention « House Bourbon ». Et là, c’est le début de la fin.
11 verres plus tard, on ressort du bar « G Point » dans un état plus ivre que ivre.

le bar G point - Manille
En plus, ils ont un système de tickets avec des numéros, donnés à chaque consommation : toutes les demi-heures ils piochent un numéro, et celui qui le possède doit tourner une roue et peut gagner des boissons gratuites ou de la nourriture.
Du coup, à coup de 2,3 tickets par boissons achetées, on se retrouve avec tellement de numéros qu’on finit par gagner un mojito et un Long Island.

On parle aussi un peu aux gens autour (dont Roberto le japonais), on fait aussi beaucoup de photos pourries, et on finit par quitter le bar pleins comme des barriques, vers 22h (le Long Island signe ma défaite).
Le Breton à mes côtés, lui, avait l’air quand même plus serein (l’habitude, n’est ce pas).

Les ravages de l'alcool - Manille

au bar G point - Manille
Le chemin du retour me laisse peu de souvenirs (lolilol…) mais on fait une charmante photo de moi devant un taxi local (qui sont à 99 % affublés de la mention « AIRCON » pour Air conditionné sur le flanc).

On arrive quand même sains et saufs au Pensione, grâce à Steven alias Google Map.
On finit par s’endormir n’importe comment, avec la lumière allumée, détail très important dans le cours de l’histoire puisqu’elle finit par réveiller Steven aux alentours de 23h30, heure à laquelle il décide subitement de sortir acheter une bouteille d’eau (miraculeuse en période de gueule de bois et dans un pays où l’eau courante n’est pas potable) et un petit pain dégueulasse, acheté dans un 24/7.

 Lundi 2 mars

Comme on est de petits rigolos, on n’avait pas acheté préalablement nos billets d’avion pour Palawan (coucou Steven), du coup les tarifs sont hors de prix pour partir aujourd’hui.
On réserve une nuit de plus à la guest house, et on plan B on décide de partir pour Cebu en avion le lendemain, puis de prendre un bateau pour rejoindre l’île de Bohol.

La journée du lundi est donc consacrée à chiller dans la ville, au milieu des bidons-villes, des travailleurs qui cassent des cailloux sur le bord d’une route en travaux, sous un soleil de plomb, des enfants vendant des grillades sur les trottoirs, des coqs domestiques et autres âmes errantes. Nous faisons le tour du quartier (c’est tellement grand qu’on avait l’impression d’avoir carrément fait le tour de la ville) à pieds, en jeepnay (le conducteur qui tend la main derrière lui en conduisant pour récupérer les sous du trajet, que les gens se font passer de mains en mains… même conducteur qui conduit d’une main, et farfouille pour redonner la monnaie d’une autre main…).

Le coq philippin - Manille

Dans la jeepnay - Manille

Le midi nous mangeons un succulent repas dans un petit boui-boui sur un trottoir, les chaises posées à moitié sur la chaussée.

On fait aussi un petit tour dans l’immense centre commercial de Manille appelé Robinson’s, où, pour finir notre journée de gros lards, on achète 4 donuts chez Dunkin Donuts.
Ici le centre commercial ferme vers 22h, puis ils éteignent toutes les lumières en mode « allez, va-t’en ».

Le mangeur de donuts - manille

La journée passe vite, et le soir nous retournons manger au boui-boui du midi, qui se trouve à cette heure ci bien rempli.


 Jeudi 12 mars

Retour à Manille après notre séjour paradisiaque à El Nido.
Steven, malade depuis la veille au soir (après avoir bu malencontreusement de l’eau du robinet en se brossant les dents), le chemin en avion de Puerto Princesa à Manille est un vrai calvaire pour lui.
Heureusement, une douce nuit nous attend puisque nous avons réservé pour notre dernière nuit un hôtel 5 étoiles, le Marco Polo Ortigas Hotel.

Après un voyage en taxi de l’aéroport Manille à l’hôtel plus qu’infernal (une circulation hallucinante qui nous fait passer une bonne heure dans le taxi, à faire du sur-place), nous voilà arrivés devant l’hôtel, gigantesque, dans un quartier plein d’hôtels luxueux, surplombant les vieilles bâtisses des bidons villes et d’autres immeubles moins pauvres.
À l’accueil, ils ont visiblement tous eu un trombinoscope car ils savent tous qui nous sommes, nous appellent par notre nom de famille et nous escortent avec nos bagages à notre chambre, tout en haut de l’hôtel au 56e étage.
Ici, luxe mais sobriété, avec un lit king size, une grande salle de bain avec douche et baignoire, et surtout, une immense baie vitrée qui nous donne vue sur la ville, et qui surplombe les plus hauts immeubles alentours.

Steven tout malade se met au lit tranquillement avec un livre, tandis que moi, sautant partout telle une folle, je fais le tour de la chambre et des lieux et part prendre un « apéro de bienvenue au salon »

En fin d’après-midi, mon binôme allant un peu mieux, nous partons faire un tour dans la piscine (chauffée) et dans le jaccuzi, avec serviettes chaudes et absolument personne pour nous embêter.

Piscine du Marco Polo Ortigas Hotel ***** - Manille

Piscine du Marco Polo Ortigas Hotel ***** - Manille

Retour dans la chambre pour regarder un film et passer une soirée tranquille pour se reposer (et cuver ses microbes), mais non sans tester le service de restauration en chambre, comme des gros richoux (avec une commande de deux burgers frites et un plateau de fruits).

La fameuse photo de la chambre qui a défrayé la chronique :

Marco Polo Ortigas Hotel ***** - Manille

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One Comment

  1. Merci pour cet article

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