La vallée sacrée des Incas

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L’Empire Incas

La civilisation inca fait partie de ce qu’on appelle les civilisations précolombiennes, soit antérieures à la découverte du continent américain par Christophe Colomb, en 1492. Débutée au XIIIe siècle, c’est la plus grande civilisation du continent, et s’étendait sur plus de 600 000 km2, depuis l’actuel Chili (au Sud) à l’actuelle Colombie (au Nord) au moyen d’une lente colonisation jalonnée de guerres ethniques.

Le nom de cet Empire vient du Quechua Tawantin Suyu et signifie “quatre en un” car l’ensemble du territoire était divisé en quatre parties chacune dirigée par un gouverneur. Leur royaume était si grand qu’il était rigoureusement hiérarchisé selon un système rigide de castes dominées par le chef Inca, vénéré comme un dieu vivant. Toutes les régions étaient organisées au moyen d’un énorme réseau de routes appelé le Chemin Incas qui convergeait vers Cuzco, la capitale, le « nombril du monde ». Du génie topographique quand on sait que ces routes sillonnaient la cordillère des Andes à des milliers de mètres d’altitude.

Une des particularités de l’Empire Inca est qu’il ne possédait pas d’écriture, contrairement à la civilisation Maya (en Amérique centrale) : à la place ils utilisaient un système appelé Quipu qui consistait à aligner différents noeuds sur des cordelettes reliées entre elles, sachant que chaque noeud pouvait avoir différentes torsions, couleurs ou matières (coton, laine). À ce jour, les Quipus demeurent toujours indéchiffrables…

Aussi immense soit-elle, la civilisation Inca a pris fin suite à l’invasion des conquistadors espagnols dirigés par Francisco Pizarro, qui débarquèrent en 1532 munis d’armes à feu… et de variole.

La Pachamama

Le peuple Andin a cette particularité de mixer religion animiste et christianisme à travers la figure divine de la Pachamama, littéralement la « Terre-Mère », la terre nourricière et créatrice. Figure emblématique au coeur de leur quotidien, elle est considérée comme à la base de tout et se personnifie dans chaque végétal, minéral ou être vivant de notre planète. Dans cette société qui vit majoritairement de cultures agricoles et d’élevage, on comprend l’importance d’une déesse responsable de la nature et des bonnes récoltes.
Pour s’assurer sa protection, les Péruviens (et en particulier les Quechuas et les Aymaras) continuent à célébrer la Pachamama par des offrandes et des rituels.

 

La vallée sacrée

Sur quelques kilomètres autour de Cuzco se trouve la vallée sacrée des Incas, véritable berceau de l’Empire, où l’on peut visiter d’impressionnants vestiges archéologiquesComme les Incas n’écrivaient pas, beaucoup de ces ruines demeurent encore un mystère pour les historiens.

On peut visiter cette vallée avec un tour organisé et un guide : pendant une journée vous partez en mini-van faire le tour des différents spots, avec une pause repas à midi dans un resto.

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► Pisac

À Pisac, site superbement conservé, on déambule au milieu des ruines ou sur les terrasses agricoles en pierre recouvertes d’herbe. Le calme règne dans cette immense vallée. On ne peut s’empêcher de penser à Tintin et au temple du Soleil en montant jusqu’à l’Intihuatana, la pierre sacrée où les prêtres célébraient leur culte au Dieu soleil.
À côté du site archéologique on y trouve aussi le village avec un grand marché traditionnel où des femmes, à même le sol, vendent leur artisanat confectionné à la main : tapis en laine d’alpaga, céramiques ou joaillerie.

Pendant notre excursion nous avons aussi visité une fabrique artisanale de bijoux et d’argent où nous avons eu de brèves explications sur les méthodes de fabrication.

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► Moray

Sur le site de Moray, on écoute le guide nous parler de ces énigmatiques terrasses circulaires qui était utilisées, selon les théories, comme laboratoire de recherche agricole : on a découvert que les Incas avaient réussi à créer vingt micro-climats différents sur des espaces pourtant proches de quelques mètres : entre la terrasse la plus basse et celle la plus haute, on y trouve des écarts de température de 15°C ! De quoi cultiver des pommes de terre d’un côté, et des plantes tropicales de la jungle de l’autre.

 

► Ollantaytambo

Au nord de la vallée sacrée, on continue notre visite des vestiges jusqu’à la forteresse d’Ollantaytambo qui fût le siège de batailles sanglantes entre Espagnols et Incas.

► Chinchero

Plus loin, le magnifique village de Chinchero avec ses maisons blanches bâties en torchi abrite une magnifique église baroque restée intacte depuis la conquête espagnole. Construite sur des restes Incas, à l’intérieur ces façades sont recouvertes de peintures magnifiques aux couleurs dorées datant du 17e siècle. Les photos sont malheureusement interdites, sinon je vous aurais abreuvé de photos de cette beauté.
Dans ce petit village règne une quiétude et une atmosphère particulière, comme si le temps s’était figé. Vous y trouverez un petit marché au tissus sur la place centrale.

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► Les salinas de Maras

Ce sont des bassins salants en terrasse qui approvisionnaient en sel l’ensemble du Pérou pendant le règne Incas. Aujourd’hui ces salines sont toujours exploitées par les familles des paysans locaux, organisés en coopératives.

 

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