J’ai testé…
partir en trek dans les montagnes de Kalaw

Après être arrivés à Kalaw en prenant le train depuis la ville de Nyaung Shwe, sur le lac Inle (voir notre article) nous nous sommes installés pour quelques jours dans cette région d’altitude, à la guesthouse Mya Sabai Inn où nous avions une chambre avec salle de bain privative et petit déjeuner pour 18 €.
Le personnel est top, les chambres sont confortables.

La ville de Kalaw n’est ni jolie ni intéressante.

Le seul point d’intérêt à faire une étape là-bas est d’une part, d’aller passer une journée au sanctuaire Green Hill Valley, un refuge pour éléphants vraiment génial (notre article ici) ; et d’autre part, d’aller faire une randonnée dans les montagnes et les villages aux alentours.

Trek à KalawNotre guide Ragin, 53 ans.

Une rencontre fortuite (comme d’hab’)

Pendant que nous étions en train de nous balader dans le village, essayant tant bien que mal de trouver un quelconque intérêt à cet endroit, nous sommes tombés sur plusieurs agences de trek qui proposait des packages à des prix différents et qui nous semblaient tous dénués d’un grand intérêt.
Peu de distance (genre 7 à 10 km seulement pour une journée), des visites de villages ethniques de Hmongs ou je ne sais plus quoi (sachant qu’on en avait déjà vus à peu près 300 millions depuis 6 mois passés en Asie, et que le terme « minorité ethnique » commençait à nous sembler somme toute très relatif).
Rien de bien folichon.

Mais il fallait bien qu’on en choisisse un car il serait dommage d’avoir fait cette étape jusqu’ici seulement pour aller shampouiner des éléphants (je vous dis ça en chuchotant pour ne pas qu’ils se vexent).

Continuant notre chemin en passant faire un tour au marché, où le niveau de saleté dépassait l »entendement, nous avons été accosté par un petit homme sapé comme jamais un pilote de l’air, avec une casquette militaire, un blouson de cuir et des lunettes Ray-ban, comme s’il venait tout juste de sortir de son petit avion.

Nous avons commencé à discuter dans un anglais à peu près correct, et il nous a raconté qu’il s’appelait Ragin, qu’il était d’origine népalaise et qu’il ne se sentait pas Birman pour deux sous ! Qu’il avait 53 ans et qu’il était guide.
Ah.

Ça tombe bien, qu’on lui dit, on cherche justement un guide pour aller faire une randonnée demain !
Oh mais non, je ne peux pas, mon fils arrive demain, je ne l’ai pas vu depuis longtemps, je vais le chercher à la gare et nous passons quelques jours ensemble. Et puis en plus, je ne suis guide qu’entre novembre et avril.
Double Ah.

Nous restons une bonne quinzaine de minutes à discuter avec lui, non sans être un peu dépités vu qu’il a l’air bien sympathique et rigolo et que la perspective de partir avec lui nous enchantait bien.

Bon, au final, l’argent ayant sans doute plus d’attrait que ses obligations paternelles, il a cédé et a décidé de nous accompagner demain toute la journée pour nous faire découvrir les environs avant notre départ en bus le soir-même en direction de Mandalay.

Trek à Kalaw

Une journée dans les montagnes

Pour la modique somme de 17 € pour deux, repas inclus, nous avons passé la journée entière avec Ragin.

Nous sommes allés visiter une plantation de thé chez des copains à lui qui nous ont invité chez eux à goûter ce fameux thé (bio, madame !).
Nous avons marché sur des sentiers le long des montagnes pour voir les paysages, les cultures de maïs et de légumes.

Nous nous sommes arrêtés dans un petit village où des jeunes moines chillaient devant leur monastère (avec les contrastes de couleurs, c’était un moment ultra photogénique !).

Juste à côté, une école, et nous nous sommes invités dans une salle de classe pour assister à un cours d’anglais pour petits. Ils hurlaient les phrases en anglais écrites sur leur bouquin et épelaient les lettres, c’était un spectacle vraiment rigolo à voir : « THIS IS A MAN ! THIS IS A WOMAN ! » (vous l’entendrez sur la vidéo un peu plus bas).
Dans la salle de classe d’à côté c’était visiblement la pause, et des enfants prenaient leur goûter et réclamaient des photos avec nous, offrant leurs bobines amusées et leurs grimaces à l’œil de mon objectif photo.

Nous sommes aussi allés voir une ethnie locale dont j’ai oublié le nom (mais on voit deux de leurs visages dans la galerie photo).

Pour le repas de midi, nous nous sommes arrêtés dans un petit restaurant qui proposait de la nourriture indienne et népalaise : tout nous a été déposé sur la table, chapatis et soupes, bananes et sauces, dans des quantités astronomiques. C’était vraiment succulent, mais malheureusement j’ai oublié le nom de l’endroit (apparemment c’est le spot typique pour s’arrêter manger donc c’est sûrement là que vous vous arrêterez si vous faites un trek).

Les paysages étaient vraiment sublimes, parfois nappés de brouillard et on apercevait au loin des petits villages dans la verdure.

Ragin commentait, expliquait, rigolait, avec une bonne humeur communicative, et marchait d’un bon pas sur les 17 km que nous avons parcourus pendant la journée.

Je vous laisse découvrir ça en images, c’est plus parlant que mon bref explicatif écrit 3 mois et demi après…!

(clique dessus pour afficher la live-box et les photos en grand)

 

Pour retrouver Ragin, nous n’avons pas plus d’informations que son adresse (demandez à quelqu’un de vous y amener ! Je pense que vu la taille du village tout le monde doit le connaître, d’autant plus qu’il ne passe pas inaperçu…) :

Ragin
Number 7 weeann village (Lwal Ann Village ?)
Kalaw south Shan state

Et pour finir, une petite vidéo sur Kalaw

 

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