Le mont Batur, volcan encore actif est situé dans la ville de Kintamani. Armés de nos fidèles chaussures et d’une lampe torche, nous avons escaladé le Batur de nuit, pour assister tout en haut au lever de soleil.

Mont Batur

Le Batur

L’indonésie compte plus de 150 volcans dont plusieurs sont encore en activité.
À Bali, on trouve le Bratan, le Mont Agung et le Mont Batur qui culmine à 1717 mètres d’altitude dans le Nord-Est de Bali.
Autour du volcan on trouve la ville de Kintamani.
Volcan de type explosif, sa dernière éruption date de 2000.

Contrairement au Mont Agung, l’ascension du volcan est accessible à tous dès l’âge de 12 ans et ne nécessite pas d’être un excellent sportif. On a même vu des gens en tong pendant la montée, ainsi que des gamins d’une huitaine d’années.

La montée se fait chacun à son rythme et on atteint le sommet en 1h30 à 3h.

mont Batur

Mont Batur

Guide ou pas guide ?

On dit qu’il règne dans le coin une vraie « mafia des guides » : quasi impossible de faire l’ascension seuls, des prix totalement farfelus, des agences qui vous arnaquent… Bref, Kintamani a bien compris l’enjeu touristique et toute la zone est franchement hors de prix, que ce soit les logements, les déplacements en taxi ou le prix des excursions proposé par les guides.

En ce qui nous concerne, venant d’Ubud, nous avons booké dans une agence un package « transport de Ubud vers Kintamani excursion navette à la fin de l’excursion en direction de notre hôtel » pour 250 000 roupies par personne (nous étions 4), soit 17 €.
On peut dire que nous avons eu de la chance parce qu’en général c’est plutôt dans les 400 000 roupies pour ce type de package, ou même 300 000 roupies seulement pour l’excursion avec guide !
Bien entendu, il faut né-go-cier. Si le prix qu’on vous propose ne vous convient pas, partez, vous en trouverez d’autres !

Au final, quand a vu comment se passait l’ascension du Batur, on s’est rendu compte qu’avoir un guide était une vaste blague : il n’y a qu’un seul chemin à suivre, pas une multitude de petits sentiers qui partent de tous les côtés et où tu te dis « mon dieu mais c’est un vrai labyrinthe ici ! ».

Non : un seul chemin, et surtout tellement de gens qui se suivent à la file indienne que vous n’avez qu’à suivre tout le monde si jamais par le plus grand des hasards vous avez subitement un doute sur la route : « tout droit ou…. mon dieu….. tout droit !???? Le doute m’habite ! ».

Le guide ne sert en toute honnêteté qu’à vous distribuer du petit déjeuner arrivés au sommet (tartines si vous avez de la chance, juste un œuf si vous avez un guide au rabais).
On dit d’ailleurs que les œufs durs sont cuits sur le cratère du volcan (des trous dans la roche où émane de la vapeur très chaude), honnêtement je pense qu’ils les font bouillir chez eux tranquillement avec leur petite casserole et qu’ils les trimballent déjà cuits jusqu’au sommet.

Je ne sais pas pour les autres, mais la nôtre en tout cas ne parlait presque pas anglais, donc ne vous imaginez pas que votre guide sensé être homologué certifié élevé en plein air blablabla va vous faire la causette pendant la montée pour vous raconter l’histoire du volcan ou je ne sais quelle légende. Non, il est juste là, à côté de vous, à marcher en silence avec sa lampe torche, et touchera au final seulement 70 000 roupies sur la totalité de la somme que pensiez lui donner (hé oui…).

La mafia, que j’disais.

mont Batur

mont BaturAvant – Après. Ça vous épate, hein !?

La montée du volcan

Comme je vous disais, pas la peine d’être un alpiniste hors pair ou un sportif de haut niveau pour grimper jusqu’au sommet.

Le départ se fait vers environ 3h30-4h du matin, heure pendant laquelle on ne voit strictement rien, sinon ça aurait été vraiment trop facile.
Nous voilà donc armés de notre lampe frontale (ou pour moi, de la lampe de poche naze fournie par notre guide. Voilà donc sans doute sa deuxième utilité principale) à grimper le Batur.

La première étape jusqu’à la première plate-forme est franchement simple.
La deuxième, faite de roches volcaniques l’est un peu moins, il faudra faire plus attention à là où l’on pose ses pieds pour éviter de glisser.
La troisième étape, après la grande plate-forme, est sans doute la moins évidente puisqu’il s’agit de cendres, sans aucune roche pour avoir un minimum de prise. Donc ça glisse.
Heureusement elle dure peu longtemps et on retrouve les chemins caillouteux.

Arrivés au sommet, trouvez un endroit où vous asseoir, et attendez :

Tadaaaaam !

Bien entendu, c’est mille fois plus beau en vrai, et nous avons eu la chance ce matin là d’avoir un magnifique lever de soleil avec très peu de nuages, un ciel de toutes les couleurs, bref, un régal.

Le sommet du Batur

Culminant à…à…. ? (c’est pour voir si vous avez bien suivi. Normalement vous devriez connaître sa hauteur). Donc culminant à 1717 mètres, vous allez voir que tout en haut (à côté de la baraque en bois qui vend du thé et du café à 30 000 roupies : l’arnaque du siècle) il y a une plate-forme avec des barrières en bois.

Et là, surprise : des singes !

Toute une tripotée de petits singes comme on en voit pas mal à Bali, pas franchement agressifs, juste là.
Mais pourquoi ?? Comment sont-ils arrivés là ?? Ont-ils grimpé tranquillement le mont Batur avec leurs lampes de poche, à la cool, pour voir le lever de soleil, puis finalement trouvé ça stylé et décidé de s’installer là ??

Cette énigmatique question n’a pas encore trouvé de réponse, hélas.

Diantre ! Il fait un froid de gueux !

Sachez que tout en haut du mont il fait -8000°C. Il y a du vent, pas de soleil donc forcément on a froid, et comme on a transpiré toute la montée et que maintenant notre corps ne bouge plus et sèche la transpiration sur nos vêtements, hé bien il fait encore plus froid.

J’avais un sous-vêtement thermique une doudoune Uniqlo un foulard, ça n’a pas été suffisant pour me maintenir au chaud, et je grelottais comme un grelot, recroquevillée par terre à attendre que Monsieur le Soleil veuille bien réchauffer un peu la planète.

Mont Batur

Mont Batur

Mont Batur

Je peux vous dire que là, leur chocolat chaud à 2 € aurait été grandement apprécié ! L’œuf dur et les tartines aussi, mais ils étaient restés dans le sac de la guide, un peu plus bas, avec nos amis Charlotte et Arnaud qui sont arrivés au sommet après nous.

La redescente

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, et que surtout il est 7h du mat et qu’on a froid / faim / envie de dormir, il faut donc redescendre ce sympathique volcan pour retourner au parking où nous attend sagement notre taxi-driver.

La première partie de la descente se fait au même endroit que la montée (oui, c’est chiant) et à la queue-leu-leu collés serrés puisque les gens descendent encore moins vite qu’ils ne montent.

À partir de la dernière première plate-forme, le chemin bifurque vers une route goudronnée où l’on peut prendre un nouveau chemin pour atteindre le parking, plus sympa puisque dans la forêt, et qui nous a surtout permis de terminer le retour en courant sur les 3 derniers kilomètres.

Et je peux vous dire qu’un petit running de bon matin, ça fait du bien depuis le temps !

 

Photos Bonus (ou les photos de la honte) :

 

Où loger à Kintamani ?

Pour une fois nous n’avions pas réservé à l’avance sur Booking, décidant de mettre un peu de piment dans notre vie.
C’est donc notre taxi driver de Ubud à Kintamani qui nous a trouvé notre guesthouse, sachant que tout est cher dans le coin.

Nous avons logé au Arlina’s : pour 350 000 Roupies, nous avions une chambre sommaire avec salle de bain privée et petit déjeuner inclus.
Propreté et literie à revoir, chambres vraiment bas de gamme, mais avec l’immeeeeense avantage d’avoir dans le jardin deux bassins d’eau de source chaude du volcan une piscine (fraiche, au chlore).

Je vous laisse imaginer comme c’est fabuleux de se baigner dans de l’eau chaude à 38 degrés quand on rentre du mont Batur, frigorifiés.

Kintamani

Les bassins étaient constamment vides, nous n’avions l’eau que pour nous, c’était divin.

Sachez que vous pouvez aussi vous baigner dans les bassins de sources chaudes à Kintamani, mais l’entrée est payante (180 000 Roupies par personne il me semble). Au moins si vous logez dans cet hôtel c’est gratuit.

 

 

 

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6 Comments

  1. Genial quel super aventure !!! Ca donne tres envie d’y aller! bravo pour ce joli article

  2. La vue est super belle d’après vos photos. Mais par contre, je ne sais pas si « ça donne très envie d’y aller » ! haha.
    L’aspect touristique me fait un peu peur.
    Mais en même temps, ne pas y aller, serait frustrant, non ?

    • C’est vrai qu’à choisir entre le Batur et le Kawah Ijen, il n’y a pas photo ! Après, la montée du Batur est plus sportive, donc c’est selon les critères, mais on peut s’en passer, je pense 🙂

  3. ELIANE

    Nous avons fait cette montée il y a plus de 30 ans : quasi personne, pas de guide et, au sommet, juste un gars en tongs avec des bouteilles de coca. Il a eu un sccès fou!

    Il n’y avait vraiment personne.

    • Steven Nicol

      C’est vrai que ça a bien changé. Heureusement que le spectacle reste le même arrivé en haut 🙂

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