Si j’avais cru un jour que je pourrais admirer des orangs-outans en liberté à Bornéo et être si près d’eux que je pourrais presque les toucher si je tendais la main… et bien si, c’est arrivé. Avec plein d’autres choses incroyables.

Bornéo

culture confiture

Bornéo, 4e plus grande île du monde, est divisée en 3 : une partie Malaisienne au nord (avec les états de Sarawak et Sabah), une partie Indonésienne au sud (appelée Kalimantan, et représentant 73 % du pays) et enfin l’état indépendant de Brunéi (ou Sultanat de Brunéi, une monarchie de droit divin) qui se trouve entre les deux états malaisiens.

Bornéo est avant tout connue pour être une terre extrêmement riche en biodiversité : elle abrite les dernières forêts primaires du monde (les autres sont en Amazonie et Afrique équatoriale), ainsi que des dizaines de milliers d’espèces végétales et animales dont certaines n’ont pas encore été découvertes.
On y trouve des animaux endémiques comme l’orang-outan ou le singe proboscis qui vit uniquement à Bornéo.

Son climat particulièrement humide et chaud, notamment dans certaines forêts où ne filtre aucune lumière et où l’air arrive presque à saturation d’eau, a été propice au développement de nombreuses espèces vraiment bizarres : plantes carnivores, lézards et singes volants, ou bien grenouilles sans poumon.

Malheureusement, Bornéo connaît actuellement la déforestation la plus rapide du monde : d’une part de la main de l’homme, qui a détruit bon nombre de forêts primaires pour y planter de l’huile de palme (le Nutella est nettement plus lucratif que l’orang-outan, n’est ce pas ?) ; mais aussi et surtout : à cause des feux de forêts.
Près d’un quart des forêts a été victime d’incendies au moins une fois depuis 10 ans. Le sol tourbeux de certains de ces grands espaces verts n’arrange en rien, la terre continuant à brûler de l’intérieur malgré la pluie qui s’abat en surface.

Bornéo

Kuching

Sarawak est un des 2 états de la partie malaisienne et se trouve au nord-ouest de l’île. Couvert par 80 % de forêt équatoriale, sa capitale est Kuching (qui signifie chat en malais), ville où nous avons atterri en provenance de Surabaya (Java).

Notre conseil pour dormir à Kuching :

Nous avons directement déposé nos valises sacs à dos à la guesthouse Marco Polo où nous avons séjourné pendant notre bref passage à Bornéo.
Les chambres sont sommaires, certaines en dortoirs, d’autres en lit double, avec salle de bain partagée, mais nous nous y sentions très bien. La petite terrasse extérieure est sympa, avec beaucoup de plantes et de fleurs, le wifi est bon, le petit déjeuner est copieux (un buffet à volonté avec pain, confitures, beurre de cacahuètes, gâteaux, fruits etc).
L’eau, le café et le thé sont disponibles en libre service toute la journée.
Un petit salon avec des canapés et des livres, avec de grands tapis et des photos en noir et blanc d’un autre âge rajoute à l’atmosphère « comme à la maison » de cette guesthouse.

En plus de ça, Marco Polo’s Guesthouse est très bien située, dans le quartier chinois où il y a toujours plein d’activité et de trucs à manger, et proche des bus pour se rendre aux différents parcs.

BornéoBalançoire de fortune pour ces deux petites Chinoises.

La ville de Kuching en elle-même n’est pas franchement intéressante ni particulièrement jolie.
Peu animée, un peu triste sous la pluie, elle a néanmoins de petites rues mignonnes avec des galeries (pour protéger des innombrables pluies !) et quelques cafés sympas où déguster un bon espresso et manger un carrot cake (allez à Indah Café, leurs pâtisseries sont exquises !) et des statues de chats kitsh à souhait disséminées un peu partout.

BornéoLe marché aux fruits du quartier chinois.

Le musée ethnographique

Entre deux parcs, allez faire un tour au musée ethnographique (l’entrée est gratuite) : une première partie du musée, à l’étage, détaille la vie des ethnies malaisiennes de Bornéo, avec leurs traditions et leur culture, et montre les fameuses maisons dans lesquels ils vivent à plusieurs familles, les Longhouses.

La deuxième partie expose les artéfacts réalisés par ces ethnies : totems en bois, couteaux, instruments de musique, sculptures et autres masques, etc.

Aux murs, de très jolies fresques colorées racontent des scènes de vie préhistorique ou plus récentes, en une sorte de frise chronologique.

La troisième partie du musée, en bas, est une sorte de museum d’histoire naturelle où sont entreposés animaux empaillés et coquillages de toutes formes, oiseaux et papillons, insectes étranges et trucs bizarres dans des bocaux.

Ce musée est vraiment étonnant tant la mise en scène semble d’un autre âge.
Les trucs et les machins sont parfois présentés sur des fonds de moquette, un peu à l’arrache, à des années lumières du musée du Quai Branly de Paris.
Les animaux empaillés du rez-de-chaussée sont un peu moches et élimés et c’est assez rigolo de voir tout cet ensemble entreposé un peu n’importe comment, avec les moyens du bord, comme l’étaient les musées il y a une cinquantaine d’années en France.

C’est un musée à ne pas louper selon moi, parce que l’ensemble hétéroclite donne un vrai charme à cet endroit.

Bornéo

En dehors, une prolongation du musée a été aménagée dans un autre bâtiment un peu plus bas, où là l’ambiance change du tout au tout (déjà il y a la clim qui fait régner une température d’environ 10°C dans le local… sortez vos polaires !) : écrans tactiles, vidéoprojections, jeux d’ombres et de lumières, panneaux graphiques, il est clair qu’on a ici affaire à une galerie récente réalisée probablement avec l’aide d’une équipe de graphistes et de scénographes !

On en serait presque déçu, tiens !

Bon, par contre, le froid glaciaire qui y régnait nous a fait visiter cette partie au pas de course, expédiant avec force frissons et chair de poule les costumes traditionnels, les banderoles sur la colonisation et les explications sur le chamanisme des ethnies locales… Dommage !

Bornoé

Le parc national de BAKO

Bako, (situé à une quarantaine de kilomètres de Kuching) fondé en 1957, est le parc le plus ancien de Sarawak.
Entouré par la mer de Chine et bien qu’il soit tout petit par rapport à d’autres parcs asiatiques (27 km2), on y trouve les fameux singes proboscis (ou nasiques), une diversité incroyable d’arbres et de plantes, et plus de 150 espèces d’oiseaux : c’est l’endroit idéal pour admirer toute la flore de Bornéo.

Il offre aussi la possibilité de faire plusieurs trekkings au milieu de la jungle, de longueur et de difficulté différentes pour tous les types de voyageurs (16 sortes de sentiers bien entretenus, chacun balisé avec une couleur).

Plage, cascades, jungle, forêt tropicale, falaises abruptes ou sentiers à la Indiana Jones, vous avez de quoi vous régaler en découvrant les toutes dernières forêts primaires du monde.

Le parc propose aussi des hébergements afin de passer une nuit (ou plusieurs !) au milieu de la jungle et ainsi vivre une expérience inédite.

Bornéo
Les falaises grignotées par l’érosion.

En arrivant à Bako, nous étions quelque peu perdus sur la marche à suivre ne nous étant pas renseigné au préalable sur les possibilités qu’offrait ce parc.
Errant un peu dans le hall d’entrée, découvrant les panneaux présentant les trekking (et réalisant que j’étais en vans…) et ne sachant trop comment aborder la visite, nous avons vite été pris sous l’aile de notre guide (dont j’ai oublié le nom, j’en suis confuse) : un Malais à l’accent anglais et à la voix douce qui travaille dans le parc depuis une vingtaine d’années, à l’époque en tant que « garde », mais désormais comme guide.
Cela explique sa grande connaissance de l’endroit et son aptitude à débusquer les animaux et les oiseaux avec un œil de lynx affuté.

Il nous a tout de suite expliqué les différentes possibilités de visite et nous a proposé d’être notre guide pour la journée, avec un choix d’itinéraires variant selon la météo incertaine.

Comme être avec un guide est vraiment quelque chose que j’affectionne particulièrement, il n’en fallait pas plus pour nous convaincre !

Bornéo

L’entrée au parc

Le process est donc d’acheter en premier lieu son entrée au parc (20 Ringits par personne), puis son ticket de bateau aller-retour pour se rendre là-bas (40 Ringits par personne l’aller-retour) et enfin de prendre un guide si vous le souhaitez (120 Ringit la journée pour notre guide).
On embarque alors dans un petit bateau à moteur, affublés d’un gilet de sauvetage qui pue l’humidité, pour nous rendre à l’entrée de Bako, à environ 10, 15 minutes de traversée.
Étant arrivés au parc un peu tard (sur les coups de 10h) il fallait faire vite parce que la marée était descendante et qu’on allait se retrouver coincés dans l’eau et les fonds vaseux sans pouvoir avancer.
Et la perspective de rejoindre la terre à pieds dans l’eau n’était guère réjouissante, étant donné que des affiches partout prévenaient les touristes d’un crocodile rôdant dans les partages… Gloups.

Manque de bol, il a quand même fallu qu’on termine les derniers mètres à pieds, les pales du moteur du bateau s’étant embourbées.
Pas de crocodile en vue, rassurez-vous nous sommes toujours en possession de nos membres inférieurs.

Bornéo

À peine arrivés ça commence fort : notre guide, que je vais nommer John pour nous faciliter à tous la lecture (j’espère qu’il ne m’en voudra pas. Ceci dit John lui va comme un gant) a tout de suite repéré un nasique dans un arbre juste devant la plage !
Évidemment, il était le seul à l’avoir repéré, novices que nous sommes.
Jumelles en mains, nous voici poussant des petits cris de joie/surprise/excitation en observant cet animal au long nez ridicule, ressemblant étrangement à Gérard Depardieu, en train d’arracher les jeunes feuilles des arbres pour les enfourner dans son gosier.

Tout de suite après, comme il fallait continuer à nous mettre dans le bain à vitesse grand V, voilà t’y pas que Steven manque de poser son pieds sur un petit serpent vert en voulant lacer ses chaussures.
Manqué de peu, il vient se recroqueviller sur un coin de la balustrade en bois où nous étions installés pour observer notre nouvel ami Depardieu.
C’est à ce moment que John nous apprend que « Waouh ! Tu as eu une chance inouïe, celui-ci est extrêmement dangereux ! ».

Très bien. Trèèèèèès très bien….

(le serpent en question se trouve sur le diaporama un peu plus bas)

BornéoCoucou je suis le cochon à barbe !

La visite se poursuit avec la découverte de l’animal le plus rigolo et ridicule du monde : le cochon barbu (photo ci-dessus).
Relativement gros (de la taille d’un sanglier), il arbore une pilosité à rendre jaloux le plus viril des Portugais et avec ses petits yeux tristes on dirait presque qu’il est effondré de sa condition de cochon barbu.

John nous apprend qu’ils sont un fléau parce qu’ils défoncent toute la terre et la végétation proche de la plage pour chercher des trucs à manger ou juste creuser un trou pour chiller tranquille. Résultat, le sol est retourné, les plantes sont arrachées, mais comme il a l’air constamment triste on lui passe tout comme un enfant mignon qui aurait renversé sa glace (et puis comme c’est une réserve naturelle, on ne peut pas vraiment les en empêcher de toute manière…!).

dscf4924Le parc national de Bako, lorsque la mer se retire et laisse place à une grande étendue de sable aux arbres morts.

Nous empruntons un chemin au milieu de la forêt et des petits macaques chapardeurs, et John nous montre les fleurs, les plantes, les serpents cachés dans les feuillages.
Nous faisons un tour dans la jungle, enjambant les énormes racines, glissant sur les pierres humides, pour couper ensuite par la plage, dans la mangrove afin de faire une petite boucle nous ramenant sur nos pas vers 14h.

John a une grande culture de la faune et la flore et nous parle des plantes médicinales, comme celle ci-dessous avec laquelle on fait le paracétamol (c’est en fait un arbre plus qu’une plante, d’ailleurs).

dscf4928Elle ressemble à toutes les plantes du monde… Bonne chance pour la reconnaître !

L’air est très humide, la jungle pleine de bruits d’insectes et d’oiseaux, la « jungle music » comme la surnomme John et il faut être vigilants en permanence pour, d’une part, ne pas tomber, et d’autre part ne pas louper les doux bruissements de feuilles qui peuvent annoncer la présence d’un singe nasique.

C’est d’ailleurs notre jour de chance puisque nous en voyons une dizaine à 3 endroits différents du parcours, dont un bébé.

Notre avis :

Bako est vraiment un excellent parc où l’on se sent comme un trappeur à la recherche d’oiseaux ou de singes vivant leur vie sans se soucier de la présence humaine.
La jungle est très dense, on se remplit les poumons d’air pur et la communion avec la nature y est très forte.
Avoir un guide était selon nous essentiel pour ne rien louper des subtilités et des merveilles qu’offre cette forêt et nous serions passé à côté de beaucoup de choses si nous étions partis seuls à l’aventure : plantes médicinales, petites abeilles cachées dans un tronc, nasiques silencieux dans un palmier ou serpents à l’affut derrière un feuillage, toutes ces choses nous auraient sans doute été inconnues sans John.

Comment s’y rendre ?

Prendre au départ de Kuching le bus n°1 rouge (départ toutes les heures) de 7h à 17h.
Prix : 3,50 Ringits par personne.

Tips :
• Prendre de l‘anti-moustique !
• Prévoir une bonne réserve d’eau, surtout si vous partez en trekking.
• Si vous choisissez de ne pas prendre de guide, pensez à vous munir d’une paire de jumelles (et d’un aspi venin).

 

Bornéo

SEMENGGOH

Un sanctuaire pour orangs-outans

Le parc de Semenggoh (situé à environ 24 km de Kuching) est le plus grand centre de réhabilitation pour les orangs-outans de Sarawak.
Fondé en 1975 comme sanctuaire pour recueillir les singes orphelins ou blessés autrefois en captivité, il est aujourd’hui une terre de protection dans lequel vivent des dizaines d’orangs-outans en liberté quasi totale (le parc ayant quand même des frontières pour éviter qu’ils ne se baladent sur l’autoroute).

Ce parc n’est en aucun cas un centre d’attractions touristiques où vous pouvez caresser les grands singes ! Ce n’est en rien un zoo.

Ce lieu permet avant tout aux orangs-outans d’être protégés et de vivre leur vie tranquillement en ayant le moins d’interactions possible avec les êtres humains.
À Semenggoh on souhaite que les singes réapprennent à vivre seuls dans leur environnement naturel.

Dans un premier temps, les singes blessés, handicapés ou orphelins sont soignés au centre de réhabilitation de Matang dans lequel ils restent entre 2 et 4 ans. Semenggoh constitue donc la deuxième partie de vie de ces orangs-outans qui retrouvent alors la forêt et la liberté, donnant naissance à de nouveaux petits qui viennent petit à petit agrandir la population du parc.

dscf5035

Une réserve naturelle

En plus de son activité concernant les orangs-outans, Semenggoh est aussi une réserve naturelle où de nombreuses espèces d’animaux vivent leur vie en toute quiétude : gibbons, porc-épics, crocodiles, tortues, écureuils et divers oiseaux.

Un centre de recherches botaniques occupe aussi une grande partie de la réserve, ainsi que cinq petits parcours de marche (de 5 à 30 minutes) au milieu des différents jardins, avec une multitude de panneaux d’identification pour permettre aux visiteurs de se familiariser avec les arbres et les plantes de Bornéo.

Les heures de repas

Semenggoh continue à nourrir les orangs-outans deux fois par jour, dans des plate-formes de « nourrissage » que connaissent les singes. Parfois certains viennent, d’autres non, selon leur degré de familiarisation avec leur nouvelle vie dans la forêt.

D’ailleurs, pendant la saison des fruits, presque aucun singe ne vient lorsqu’on les appelle pour manger, n’ayant pas besoin de bananes et de noix de coco supplémentaires !

Venir au centre pendant ces heures est un excellent moyen de les apercevoir et de les photographier.

Heure de nourriture :
De 9h à 10h puis de 15h à 15h30.

Nous avons ainsi pu assister au repas d’une maman et son tout petit. Le petit restait en retrait et s’amusait à grimper aux branches et à glisser sur les cordages accrochés à la canopée, tandis que sa mère remplissait sa bouche d’un tas de bananes et ses mains de noix de coco pour les apporter ensuite à son bébé.
À leur départ, des écureuils sont venus piquer les derniers restes du pique-nique tandis que tombaient les premières gouttes de pluie.

Bornéo

Un moment privilégié

Pendant notre visite nous avons eu l’immense chance de connaitre un moment privilégié avec la doyenne du centre.
Depuis notre arrivée elle avait élu domicile sur le toit du préau de l’entrée du parc et observait le ballet des passants autour d’elle, posant pour les photos en prenant des allures de star.
Un de ses soigneurs était non loin d’elle afin d’éviter que les visiteurs ne s’approchent trop d’elle, leur comportement étant toujours imprévisible.

À un moment, après avoir déambulé sur les poutres du toit un bon moment, elle a carrément sauté au sol, marché quelques mètres puis s’est négligemment roulée par terre à côté de son soigneur, le ventre à l’air, l’œil vif et elle est restée comme ça jusqu’à 10h, marquant l’heure de la fermeture de la partie « orang-outan » du centre.

Nous étions alors à quelques centimètres d’elle, pouvant presque caresser sa fourrure rousse. Elle nous zieutait tous les uns après les autres, emplie de curiosité et de quiétude, et regardait même l’objectif sans bouger lors de nos photos.
Rassurée par la présence de son soigneur.

Un moment vraiment magique.

BornéoOn aperçoit en haut à gauche les jambes de son soigneur.

Notre avis

Semenggoh est un parc génial pour tous ceux qui souhaitent observer ces grands primates dans leur environnement naturel et apprendre les lois qui régissent leur monde.

Nous avons passé quelques heures auprès d’eux à les regarder jouer, manger, grimper et toutes ces autres choses banales mais qui sont juste incroyables à voir tellement leur gestuelle et leur attitude sont proches des nôtres.

Nous n’avons pas eu la chance de croiser la route de Ritchie, le mâle dominant, avec son disque facial absolument énorme, mais de nombreuses photos et explications nous ont permis de voir sa bobine impressionnante et terrifiante et de connaître son parcours, à lui et aux autres orangs-outans de la réserve.

Comment s’y rendre ?

Prendre le bus K6 du centre de Kuching (à l’endroit d’où partent tous les bus publics).
Départ à 7h15 – 10h15 – 13h – 16h45.
Retour à 8h45 – 11h15 – 14h15 – 16h15.
Prix : 4,50 Ringits par personne.

Semenggoh Parc :
Prix d’entrée : 10 Ringits par personne.
Horaires d’ouverture : Lundi à vendredi : 8h – 17h
/ Fermé le samedi, dimanche et les vacances scolaires.

Bornéo

 

culture confiture

• Actuellement les orangs-outans ne vivent plus qu’à Bornéo et à Sumatra (Indonésie).

• Leur nom vient du Malais et signifie « homme de la forêt » (orang : homme / outan : forêt, bois).

• Avec le gorille, le bonobo et le chimpanzé, l’orang-outan est le plus proche cousin de l’homme, c’est-à-dire qu’eux et nous possédons un ancêtre commun et que nous avons évolué ensuite différemment pour créer deux espèces distinctes.

• Les orangs-outans vivent entre 30 et 40 ans à l’état sauvage, jusqu’à 60 ans en captivité. Ils mesurent entre 1m10 et 1m40 pour 40 à 80 kg.

• La gestation dure 9 mois. À sa naissance, le bébé se balade accroché à sa mère pendant plus de 2 ans (de vrais Tanguy) et reste auprès d’elle jusqu’à 7 ans. Les mamans donnent naissance à environ 2 ou 3 petits pendant leur vie, car chaque naissance est espacée d’environ 8 ans.

• Ils sont omnivores et se nourrissent principalement de fruits, de feuilles, de petits vertébrés et d’œufs d’oiseaux.

• Les mâles possèdent des disques faciaux sur le visage qui grossissent si le mâle devient dominant.

• Contrairement aux autres singes, les orangs-outans sont plutôt solitaires et vivent solo sur un large espace, quittant très rarement la sécurité des arbres pour se déplacer au sol. Le seul groupe durable étant formé par la mère et son petit.

• La déforestation est la cause première de la disparition progressive de l’orang-outan : n’ayant plus de forêt (ils vivent sur de grands arbres dans des territoires très vastes) ils ne peuvent donc plus vivre dans de bonnes conditions.

 

Please follow and like us:

5 Comments

  1. Magali

    Eh bien c’est l’aventure tous les jours !
    Est-ce que Gérard est au courant qu’il a des cousins à Bornéo ??

  2. Super article 🙂
    Cela me donne envie d’y aller. De comprendre et en savoir plus sur la déforestation mais aussi découvrir ces belles bouilles !!
    D’autant plus que je serais à Brunei…
    Bonne route 🙂

    • Ah yes, l’occasion pour toi j’espère d’aller faire un petit tour vers Kuching pour voir les bêtes à poils roux 😀

  3. Maureen

    L’article est super !!

    Je vois que vous avez marqués que l’entrée du Semenggoh Park pendant les vacances scolaires, il sera donc fermé en juillet ??
    Merci 🙂

    • Hello ! Alors aucune idée, ça dépend de quand sont les vacances scolaires à Bornéo.. il faudrait que tu regardes sur internet quel mois c’est pour éviter de te faire avoir à l’entrée !

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *